A propos de l’exposition « Live on stage »

L‘on aurait tort de parcourir de façon distraite, d’un regard presque négligent, les œuvres de Dominique Favreul, empreintes d’une simplicité en trompe-l’oeil. Me voilà soudain frappé d’une évidence face à ce musicien en concert  : les ombres sur un visage de musicien en concert, bien sûr, il n’y en a pas – sinon rouges  ! Fort de cette révélation, je parcours une nouvelle fois l’exposition, et là, une seconde fois, cette fois-ci, je réalise que ce portrait où je reconnais Jimmy Hendrix, – oui, c’est bien lui  ! Mais il est blanc de visage, comme seul un noir peut l’être sous l’oeil admiratif d’un camarade de classe  ! Alors là, me dis-je, Dominique Favreul restitue les êtres, non point  comme ils paraissent sous les faux-jours,  mais comme profondément, intimement, ils sont. Et je m’arrête longuement devant la physionomie du Roi Miles Davis. Son teint est doré, des ors de sa trompette, de l’or le plus royal qui soit  ! Et comment donc  ! La photographie décidément , quel art pauvre et sommaire, qui ne capte que l’inessentiel  ! Et je repars avec au cœur cet engouement pour la peinture dite figurative, qui sait, elle, nous révéler l’être dans l’éclat du paraître…

Guy Magen

Sémoticien, Docteur en sciences de l’éducation

Comme en direct sur scène, les couleurs et les sons se répondent dans les toiles psychédéliques que Dominique Favreul consacre à quelques grandes figures du jazz et du rock dans son exposition « live on stage ». Ou du jazz fusion avec le duo Miles Davis-John McLaughlin interprétant « A tribute to Jack Johnson »: Le mouvement des corps crée le rythme et le souffle, trompette et guitare électrique jettent leur énergie chromatique de jaune et de rouge. Visions à la fois allusives et intenses, précises et passionnées.

Voilà le visage frénétique de Jimi Hendrix, la flûte traversière écossaise de Ian Anderson( oeuvre intitulée Aqualung my friend…), la virtuosité pianistique de Duke Ellington. Architecte et peintre, Dominique Favreul utilise l’acrylique et l’enduit du bâtiment, mais aussi les techniques numériques pour dit-il «mettre en adéquation un style qui peut être très abstrait et les thématiques que je développe ».

Marie Noëlle Tranchant

LE FIGAROSCOPE

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